Est-ce que votre cerveau tourne toujours en boucle ?
Cherche-t-il constamment à anticiper tous les problèmes ?
Quand il trouve une solution à un problème, passe-t-il immédiatement à un autre ?
Même lorsqu’il n’existe aucun problème réel ?
Le cerveau peut chercher des problèmes, quitte parfois à les créer de toutes pièces.
Je l’ai encore constaté récemment. Cette prise de conscience m’est venue en faisant la vaisselle.
J’étais pourtant dans un moment paisible.
Ma vie était calme. Tout se passait bien dans mon quotidien.
Pourtant, je n’étais pas du tout présent avec ce que je faisais.
J’étais dans mon esprit.
Je bataillais avec une situation problématique qui n’existait pas.
J’imaginais des conflits avec plusieurs personnes.
Pourtant, dans la réalité, tout se passait bien avec ces personnes.
Les relations étaient harmonieuses.
Ces personnes représentaient surtout mes projections et mes peurs.
Mon cerveau, lui, continuait pourtant à batailler avec cette situation imaginaire.
Quand le cerveau crée des problèmes qui n’existent pas
Cette expérience n’était pas nouvelle pour moi.
Mais cette fois, je voyais vraiment ce qui se passait.
Je voyais que l’histoire que je me racontais n’était qu’une histoire.
Elle n’existait pas dans ma réalité.
Pourtant, mon corps vivait cette histoire comme si elle était réelle.
Je ressentais…
… la colère.
La frustration.
Les peurs.
Je vivais tout cela avec intensité.
Et je m’épuisais.
Je m’épuisais dans les ruminations qui accompagnaient ces scènes que j’imaginais.
C’est alors que je me suis posé une question :
Pourquoi est-ce que je n’arrive pas à me détendre et à profiter de cette période paisible ?
La réponse est venue spontanément.
Un programme ancien était à l’œuvre.
Une mémoire ancienne.
L’anticipation peut devenir une forme d’insécurité
Le cerveau aime résoudre les problèmes.
Il cherche aussi à anticiper les dangers pour nous protéger.
Ce réflexe peut avoir une fonction.
Il peut nous aider à réagir face à une situation réellement dangereuse.
Mais je l’avais poussé à son extrême.
J’avais appris à être dans le contrôle.
J’avais appris à anticiper de manière excessive.
Cela me donnait l’illusion d’une forme de sécurité.
J’anticipais tous les problèmes qui pourraient survenir.
Les conflits potentiels.
Les difficultés potentielles.
Toutes les choses qui pourraient ne pas fonctionner.
Quelque part, cela me rassurait.
Puisque j’anticipais tout, je pensais pouvoir éviter les problèmes.
Sauf que ce comportement était devenu une seconde nature.
Je n’avais pas réalisé que je vivais ainsi dans une forme d’hypervigilance.
Et surtout, je n’avais pas réalisé que je nourrissais mon insécurité.
Le paradoxe de l’anticipation excessive
C’est là que se trouvait le paradoxe.
En pensant me protéger de l’insécurité, je nourrissais l’insécurité.
Je nourrissais aussi l’anxiété.
Je cherchais la sécurité en anticipant constamment les problèmes.
Mais mon esprit restait alors concentré sur les problèmes.
Même lorsqu’ils n’existaient pas.
À un moment de ma vie, ce fonctionnement a probablement dû m’aider.
Il m’a peut-être permis de faire face à certaines situations.
Mais aujourd’hui, il m’épuise.
Je ne veux plus fonctionner dans ce mode de survie.
Car c’est aussi une manifestation du mode survie.
Quand je fonctionne ainsi, je ne nourris pas pleinement la vie.
Je nourris la peur.
Je nourris l’angoisse.
Je nourris aussi indirectement une croyance limitante.
Cette croyance affirme que la vie serait uniquement faite de problèmes.
Que la vie serait difficile.
Que la vie serait dangereuse.
Et cela m’empêche de me relier pleinement à la joie.
Cela m’empêche aussi de m’ouvrir au plaisir et aux belles choses de l’existence.
Pourquoi est-il difficile d’arrêter les ruminations ?
Les ruminations ne viennent pas toujours d’un problème réel.
Elles peuvent partir d’une projection.
Une peur peut alors devenir un scénario.
Et ce scénario peut ensuite sembler totalement réel.
Notre corps réagit alors à quelque chose qui n’existe pourtant pas dans notre réalité présente.
C’est ce que j’ai observé cette fois-là.
J’étais physiquement dans ma cuisine.
Mais mon esprit vivait ailleurs.
Il vivait dans des conflits imaginaires.
Il cherchait des solutions à des problèmes inexistants.
Pendant ce temps, la vie se déroulait paisiblement autour de moi.
Cette prise de conscience m’a permis d’observer mon fonctionnement autrement.
Je pouvais voir le programme à l’œuvre.
Je pouvais aussi commencer à m’en libérer.
Le Ho’oponopono pour libérer les mémoires
Pour m’aider à libérer ce programme, j’ai écrit une prière Ho’oponopono.
Si vous me suivez depuis quelque temps, vous connaissez mon attachement au Ho’oponopono.
Pour moi, le Ho’oponopono représente un rituel.
C’est aussi un art de vivre.
Il m’aide énormément à retrouver la paix intérieure.
Vous pouvez découvrir plus largement cette philosophie dans mon article :
Qu’est-ce que le Ho’oponopono moderne ?
Dans cette approche, je peux reconnaître ce qui se joue en moi.
Je peux reconnaître certaines mémoires.
Je peux aussi choisir de les libérer et de les transmuter en lumière.
Cette démarche ne consiste pas à lutter contre soi-même.
Elle invite plutôt à regarder ce qui se passe intérieurement.
Puis à poser une intention de libération.
Une prière Ho’oponopono contre les ruminations
Si votre cerveau tourne lui aussi en boucle, cette prière peut vous accompagner.
Vous pouvez la réciter pendant 21 jours.
Je vous conseille de la réciter à voix haute, si cela vous convient.
Vous pouvez également adapter les mots avec votre propre langage.
L’essentiel reste la résonance intérieure que cette prière crée en vous.
La prière
Je reconnais qu’une part de moi cherche toujours des problèmes à résoudre, des dangers à anticiper.
Je reconnais que cela nourrit la croyance que la vie est difficile, n’est que problème, voire dangereuse.
Et je reconnais que cela crée en moi de l’insécurité et de l’angoisse.
Je suis désolé d’avoir porté ces mémoires en moi.
Je choisis aujourd’hui de les libérer et de les transmuter en lumière.
Je me pardonne d’avoir laissé ces schémas diriger ma vie.
Merci à moi-même de choisir de libérer ces mémoires.
Merci à mon âme et aux divins de m’accompagner dans cette libération.
Je t’aime, j’envoie de l’amour à toutes les parts de moi.
Désolé, pardon, merci, je t’aime.
Désolé, pardon, merci, je t’aime.
Désolé, pardon, merci, je t’aime.
Je m’autorise à vivre dans la paix.
Je choisis de croire que la vie peut être simple, douce et merveilleuse.
Merci, je t’aime.
Merci, je t’aime.
Merci, je t’aime.
Prenez ensuite une profonde inspiration.
Puis laissez venir une profonde expiration.
Accueillez simplement ce qui se présente.
Utiliser le mantra Ho’oponopono lorsque les ruminations apparaissent
Vous n’avez pas besoin d’attendre un moment précis pour pratiquer.
Vous pouvez aussi utiliser simplement le mantra lorsque vous réalisez que votre esprit recommence à tourner en boucle.
Vous constatez que vous imaginez un conflit.
Vous anticipez un problème.
Vous cherchez une solution à une situation qui n’existe pas encore.
Vous pouvez alors vous arrêter quelques instants.
Prenez conscience de ce qui se passe en vous.
Puis répétez simplement :
Désolé. Pardon. Merci. Je t’aime.
Vous pouvez le répéter plusieurs fois.
Il n’est pas nécessaire de chercher à faire disparaître immédiatement les pensées.
Vous pouvez simplement accueillir ce qui se présente.
Le mantra devient alors un point de retour.
Il vous aide à revenir à vous-même.
Il vous rappelle que vous pouvez choisir de ne plus nourrir ces scénarios.
Vous pouvez aussi le répéter intérieurement pendant quelques minutes.
Puis reprendre tranquillement ce que vous étiez en train de faire.
Cette pratique peut devenir un réflexe du quotidien.
Dès que vous remarquez une rumination, vous pouvez revenir au mantra.
Désolé. Pardon. Merci. Je t’aime.
Encore une fois.
Puis une autre fois.
Sans chercher la perfection.
Simplement en revenant à la paix.
Sortir du mode survie pour retrouver la paix intérieure
Cette expérience m’a rappelé quelque chose d’essentiel.
Nous pouvons parfois continuer à fonctionner avec des programmes anciens.
Ces programmes ont pu nous aider autrefois.
Mais ils ne correspondent plus forcément à notre vie actuelle.
Nous pouvons alors continuer à anticiper.
Nous pouvons continuer à contrôler.
Nous pouvons continuer à chercher les problèmes.
Même lorsque notre vie devient paisible.
Le défi consiste alors à reconnaître ce fonctionnement.
Puis à choisir progressivement autre chose.
Je peux apprendre à ne plus nourrir constamment la peur.
Je peux apprendre à faire davantage confiance à la vie.
Je peux m’autoriser à vivre dans la paix.
Je peux choisir de croire que la vie peut être simple, douce et merveilleuse.
C’est aussi cela que j’explore avec le Ho’oponopono.
Non pas comme une méthode magique pour supprimer tous les problèmes.
Mais comme une pratique intérieure.
Une manière de revenir à soi.
Une manière d’accueillir ce qui se joue en nous.
Et une manière de retrouver progressivement davantage de paix intérieure.
Et si vous commenciez à observer votre propre fonctionnement ?
La prochaine fois que votre cerveau se mettra à tourner en boucle, observez-le.
Posez-vous simplement cette question :
« Est-ce que ce problème existe réellement dans ma vie, ici et maintenant ? »
Vous pourrez peut-être constater que votre esprit vit déjà une histoire.
Une histoire qui n’existe pas encore.
Une histoire construite à partir de projections et de peurs.
Vous pourrez alors revenir à ce qui existe réellement.
Votre respiration.
Votre corps.
Votre environnement.
Le moment présent.
Et peut-être retrouver un peu de cette paix que votre esprit cherchait justement à protéger.
Parfois, nous cherchons tellement à éviter les problèmes que nous oublions de vivre.
Le Ho’oponopono peut alors devenir un chemin pour revenir à la paix intérieure.
Pour aller plus loin avec le Ho’oponopono
Si vous souhaitez explorer davantage le Ho’oponopono, j’ai créé le programme en ligne Ho’oponopono : Une voie d’harmonie.
Un espace pour comprendre cette philosophie.
Vous pourrez aussi l’intégrer progressivement dans votre quotidien.
Je vous invite à découvrir le programme et à commencer votre exploration.