La santé mentale des jeunes est devenue un sujet majeur dans notre société.
En 2025 et 2026, elle a d’ailleurs été déclarée cause nationale en France. Et lorsque l’on regarde ce que vivent aujourd’hui de nombreux adolescents et jeunes adultes, il est difficile de rester indifférent.
Mais au-delà des chiffres et des constats, une autre question peut émerger :
Et si ce que vivent les adolescents venait aussi nous parler de nous ?
Je ne dis pas que le mal-être des jeunes s’explique uniquement de cette manière. Les causes des troubles de santé mentale sont multiples et profondément liées à notre environnement social, familial et économique.
Mais je crois qu’il peut être intéressant de poser un autre regard sur cette réalité.
Un regard qui ne cherche pas seulement à comprendre pourquoi les jeunes vont mal, mais qui nous invite également à nous demander ce que cette situation vient réveiller en nous.
C’est cette réflexion qui m’a conduit à créer l’exploration « Prendre soin de notre adolescent intérieur », la première exploration de mon programme en ligne « Ho’oponopono : Une voie d’harmonie ».
La santé mentale des jeunes : une réalité préoccupante
Lorsque l’on parle de santé mentale des jeunes, on ne parle pas uniquement des adolescents.
La tranche des 15-24 ans est aujourd’hui souvent prise en compte, notamment parce que la sortie de l’adolescence intervient plus tardivement qu’auparavant, autour de 24-25 ans, lorsque le cerveau arrive progressivement à maturation.
En France, en 2023, la Cour des comptes estimait que près de 1,6 million de mineurs souffraient de troubles de santé mentale.
Anxiété, dépression, troubles bipolaires, troubles obsessionnels compulsifs, addictions ou troubles du comportement alimentaire : les difficultés rencontrées sont multiples.
Les manifestations diffèrent également selon les jeunes.
Chez les jeunes filles, les troubles anxieux, la dépression, les troubles du comportement alimentaire et les passages à l’acte sont notamment observés.
Chez les jeunes garçons, le mal-être peut davantage se manifester par des troubles du comportement, des attitudes d’opposition ou une violation des règles.
Et un chiffre est particulièrement interpellant : environ 10 % des lycéens auraient déjà fait une tentative de suicide.
Derrière ces statistiques, il y a évidemment des adolescents et des jeunes adultes.
Des personnes qui cherchent leur place.
Qui tentent de construire leur identité.
Qui doivent apprendre à vivre avec leurs émotions dans un monde qui peut parfois sembler particulièrement anxiogène.
Pourquoi les adolescents vont-ils si mal aujourd’hui ?
Il n’existe pas une explication unique.
Les troubles psychiques sont multifactoriels.
Les expériences traumatiques, les violences, les discriminations, la précarité, l’isolement relationnel ou encore les inégalités d’accès aux ressources peuvent participer au développement d’un mal-être.
L’entrée dans l’âge adulte est également devenue particulièrement incertaine.
Il faut se construire dans un contexte marqué par les crises économiques et climatiques, les tensions géopolitiques, l’instabilité professionnelle et la difficulté à se projeter dans l’avenir.
Et puis il y a les réseaux sociaux.
Ils sont devenus un véritable environnement relationnel et identitaire pour les jeunes.
Un environnement dans lequel la visibilité, la comparaison et la validation extérieure occupent une place importante.
Il suffit parfois de quelques minutes pour se retrouver à comparer son apparence, son corps, ses relations, ses études ou sa réussite à la vie que les autres choisissent de montrer.
Or, à l’adolescence, l’identité est encore en construction.
La question « Qui suis-je ? » est déjà très présente.
Et lorsque cette construction se fait dans un environnement où la comparaison est permanente, il peut devenir difficile de trouver sa propre voie.
Mais face à cette réalité, j’aimerais vous proposer une autre perspective.
Et si les adolescents étaient aussi le miroir de notre société ?
Les adolescents ne grandissent pas en dehors du monde.
Ils grandissent dans le monde que nous avons construit.
Ils en absorbent les attentes, les contradictions, les peurs, les injonctions et parfois les blessures.
Et il m’arrive de penser que les adolescents agissent comme un miroir de ce que nous ne voulons pas voir.
Ils peuvent venir mettre en lumière ce que nous avons parfois passé des générations à ne pas regarder.
Cela ne signifie évidemment pas que les adultes seraient responsables du mal-être des jeunes.
Il ne s’agit pas non plus de leur demander de porter le poids de notre histoire.
Mais peut-être pouvons-nous accepter de nous regarder nous-mêmes lorsque nous sommes profondément touchés par ce qu’ils vivent.
Parce que certaines situations résonnent particulièrement fort en nous.
Une souffrance peut réveiller une ancienne émotion.
Un comportement peut nous bouleverser davantage qu’un autre.
Une situation vécue par un adolescent peut faire émerger quelque chose que nous pensions avoir dépassé depuis longtemps.
Et si nous considérions alors cette résonance non pas comme un problème, mais comme une invitation à regarder notre propre histoire ?
Et si votre adolescence n’était pas complètement derrière vous ?
Nous avons tous été adolescents.
Cette période de notre vie a pu être heureuse, légère, pleine de découvertes.
Mais elle a aussi pu être marquée par le rejet, la solitude, la pression, l’incompréhension, le besoin d’être reconnu ou la difficulté à trouver sa place.
Nous n’avons pas tous vécu les mêmes choses.
Et nous n’avons pas tous gardé les mêmes traces de cette période.
Pourtant, notre adolescence peut continuer à résonner dans notre vie adulte.
Parfois discrètement.
Parfois beaucoup moins.
Certaines de nos façons de réagir, de nous positionner ou d’entrer en relation peuvent nous inviter à regarder ce qui s’est joué à cette époque de notre vie.
C’est là que peut apparaître la notion d’adolescent intérieur.
Cette part de nous qui appartient à une période passée, mais dont certaines expériences peuvent encore résonner dans notre présent.
Et peut-être que prendre soin de son adolescent intérieur commence simplement par accepter de reconnaître son existence.
Sans chercher immédiatement à comprendre.
Sans vouloir tout réparer.
Simplement en lui faisant une place.
Prendre soin de son adolescent intérieur : pourquoi est-ce important ?
Prendre soin de son adolescent intérieur ne signifie pas rester enfermé dans son passé.
Il ne s’agit pas non plus de chercher une explication à toutes les difficultés que nous rencontrons aujourd’hui.
C’est plutôt une invitation à regarder notre histoire avec davantage de douceur.
À reconnaître que la personne que nous étions à cette époque a fait du mieux qu’elle pouvait avec les ressources dont elle disposait.
Et peut-être à poser un regard différent sur cette période de notre vie.
Car lorsque nous changeons notre relation à notre propre histoire, quelque chose peut également changer dans notre manière d’habiter le présent.
C’est là que le travail intérieur prend une dimension qui dépasse la seule personne que nous sommes.
De la libération individuelle à la transformation collective
C’est un point essentiel de mon approche.
Je crois que nous ne sommes pas séparés du collectif.
Nous sommes reliés.
Et lorsque nous travaillons sur nous-mêmes, sur nos blessures, nos mémoires et nos fonctionnements, nous pouvons également participer à une transformation plus large.
Mais cette libération individuelle peut aussi avoir une conséquence très concrète dans notre relation aux autres.
En nous libérant, nous pouvons devenir plus disponibles pour entendre les souffrances des adolescents d’aujourd’hui.
Lorsque nous avons commencé à regarder notre propre histoire, nos propres blessures et nos propres mémoires, nous pouvons peut-être mieux comprendre ce que vivent les jeunes sans projeter immédiatement nos propres peurs, nos jugements ou nos expériences sur eux.
Nous pouvons alors apprendre à écouter davantage.
À accueillir leur parole avec plus de présence.
À faire preuve de davantage de compassion face à ce qu’ils traversent.
Il ne s’agit plus seulement de chercher à comprendre pourquoi « les jeunes vont mal », mais aussi de pouvoir être véritablement à leur écoute, sans minimiser leur souffrance et sans chercher immédiatement à la corriger.
Cela ne signifie évidemment pas qu’une démarche individuelle puisse, à elle seule, résoudre les problèmes de santé mentale des jeunes.
Les réponses doivent aussi être médicales, sociales, éducatives et politiques.
Mais nous pouvons agir là où nous avons une capacité d’action : en nous.
Nous pouvons choisir de regarder ce que nous portons.
De prendre soin de certaines parts de nous.
De ne pas transmettre automatiquement ce qui nous a été transmis.
Et peut-être qu’en libérant quelque chose en nous, nous contribuons à créer un autre espace pour celles et ceux qui viendront après nous.
Libérer l’individu pour contribuer à apaiser le collectif.
Et peut-être que cette libération commence aussi par notre capacité à mieux écouter ceux qui viennent après nous.
C’est une des dimensions fondamentales de ma manière d’aborder Ho’oponopono.
Une porte ouverte vers votre adolescent intérieur
C’est à partir de cette réflexion que j’ai créé l’exploration « Prendre soin de notre adolescent intérieur ».
Il s’agit de la première exploration de mon programme en ligne :
Ho’oponopono : Une voie d’harmonie
Dans cette exploration, je vous propose d’aller plus loin que la réflexion.
L’objectif n’est pas simplement de comprendre ce qu’est l’adolescent intérieur, mais de prendre le temps d’aller à sa rencontre.
Je vous accompagne progressivement, avec plusieurs temps d’écoute, de réflexion et de pratiques Ho’oponopono.
Vous pourrez ainsi poursuivre votre propre chemin intérieur, à votre rythme, sans chercher à tout libérer en une seule fois.
Car nous ne pouvons pas tout transformer en même temps.
La libération intérieure peut se faire pas à pas.
Cette première exploration est une invitation à ouvrir une porte.
À regarder ce qui résonne en vous.
Et à découvrir ce que votre histoire vous invite peut-être aujourd’hui à accueillir autrement.
Et si vous commenciez simplement par cette question ?
Quelle place votre adolescent intérieur occupe-t-il encore dans votre vie aujourd’hui ?
Vous n’avez pas besoin d’avoir immédiatement la réponse.
La question peut simplement rester là.
Parfois, une porte s’ouvre bien avant que nous sachions ce qui se trouve derrière.
Quelques mots pour terminer
Les adolescents d’aujourd’hui nous parlent de leur époque.
De leurs difficultés.
De leurs peurs.
De leurs espoirs.
Mais peut-être nous parlent-ils aussi, indirectement, de ce que nous avons encore à regarder en nous.
Et si nous acceptions de les écouter autrement ?
Pas seulement pour mieux comprendre les jeunes.
Mais aussi pour mieux comprendre notre propre histoire.
Car prendre soin de notre adolescent intérieur, c’est peut-être commencer à faire la paix avec une partie de nous qui attend simplement d’être reconnue.
Et lorsqu’une personne se libère intérieurement, cette libération ne s’arrête pas nécessairement à elle.
Elle peut devenir une graine de transformation pour le collectif.