Le Ho’oponopono est à la fois un art de vivre et un rituel. Il permet de libérer les mémoires du passé qui influencent encore nos croyances et nos comportements. Ces mémoires peuvent nous faire vivre des schémas qui se répètent.
Grâce à cette pratique, nous pouvons retrouver la paix intérieure, apaiser nos relations et faire la paix avec le monde.
Pour découvrir les fondements de cette philosophie, je vous invite à lire mon article pilier :
Qu’est-ce que le Ho’oponopono moderne ?
Le Ho’oponopono me soutient au quotidien depuis plusieurs années. Cette philosophie est devenue une amie sur mon chemin. Elle occupe également une place importante dans mes accompagnements.
Aujourd’hui, j’ai envie de partager avec vous cinq bienfaits que cette pratique m’a apportés. Mon témoignage vous donnera peut-être de nouvelles pistes d’exploration ou des prises de conscience.
Mon témoignage de la pratique du Ho’oponopono
Ce témoignage reflète mon expérience au moment où j’écris cet article.
Le Ho’oponopono reste une exploration sans cesse renouvelée. Dans un an, cinq ans ou dix ans, mon regard sera probablement différent.
Suivre cette voie, c’est grandir en conscience. C’est laisser la paix, l’amour, l’unité et la gratitude prendre davantage de place dans notre vie.
Chaque jour, j’apprends et je chemine. C’est toute la richesse de ce chemin.
1. Accueillir mes émotions avec davantage de tendresse
De la fuite émotionnelle à l’accueil de mes émotions
Le premier bienfait du Ho’oponopono concerne ma capacité à accueillir mes émotions avec tendresse et chaleur.
Pendant longtemps, je me suis coupé de mes émotions. Je fuyais les expériences désagréables en me réfugiant dans mon imaginaire et mon mental.
J’inventais des histoires pour éviter de rencontrer ce que je vivais vraiment.
En 2011, j’ai découvert la méditation. Cette pratique m’a permis d’entrouvrir la porte à mes émotions.
Quelques années plus tard, en 2021, j’ai suivi une formation Ho’oponopono. J’ai alors pris conscience de certaines limites dans ma pratique méditative.ù
Il m’arrivait de contrôler ma méditation pour éviter de rencontrer ce que je ne souhaitais pas voir.
J’avais déjà rencontré le Ho’oponopono lors de séances d’accompagnement avec Marie-Thérèse Pelletier, qui m’a initié à cet art. Elle m’avait transmis le mantra : « Désolé, pardon, merci, je t’aime ».
J’en connaissais quelques principes, mais je ne pratiquais pas vraiment en profondeur. Je récitais parfois le mantra de manière mentalisée et superficielle.
En 2021, j’ai ressenti l’appel d’aller plus loin. J’ai alors commencé à pratiquer le Ho’oponopono avec davantage d’engagement.
Accueillir mes parts souffrantes et m’incarner davantage
Peu à peu, j’ai intégré cette pratique avec tout mon corps. La méditation et le Ho’oponopono ont accompagné ensemble cette évolution.
Aujourd’hui, je m’ouvre davantage à ce que je vis, même lorsque l’expérience devient désagréable. Parfois, je préférerais encore faire l’autruche.
Pourtant, j’accepte de plus en plus de reconnaître ce qui est là. J’ouvre mes bras aux parts souffrantes en moi.
Je suis moins dans le rejet. Lorsque je dis « désolé », je reconnais ce qui est présent. J’accueille cette part de moi et je lui offre de l’amour.
Cette reconnaissance représente un premier pas vers l’apaisement et la guérison.
Accueillir mes émotions me permet aussi de m’incarner davantage. J’accepte mon existence terrestre dans tous ses aspects.
Je ressens une acceptation plus profonde de la vie, avec toutes ses colorations.
Ce mouvement me semble déjà très puissant. Je ne m’épuise plus autant à lutter contre ce qui est. J’apprends à agir avec.
Cette évolution transforme mon énergie et nourrit ma vitalité.
2. Ressentir plus profondément l’unité
Le deuxième fruit du Ho’oponopono est l’unité.
Cette pratique m’a donné l’occasion de ressentir profondément cette unité. À mes yeux, elle prolonge naturellement l’accueil.
Lorsque je m’ouvre à ce qui se passe en moi, je sors progressivement de la séparation et de la dualité.
Je m’unis à mon corps et à mon expérience terrestre. En nourrissant cette unité intérieure, je m’ouvre davantage aux autres et au monde.
Je me rappelle alors que le monde est un. Je suis le monde et le monde est moi. Nous formons un ensemble, un tout.
Nous sommes tous des étincelles de la Source, même les personnes qui nous agacent ou nous blessent.
Nous partageons une existence terrestre. Nous traversons des émotions, des épreuves et des blessures.
Selon ma croyance, une personne qui fait du mal peut se laisser entièrement dominer par ses blessures et ses mémoires.
Lorsque je nettoie des mémoires liées à une relation, je rencontre aussi la souffrance de l’autre. Cette personne porte peut-être des mémoires similaires aux miennes.
Cette perspective m’aide à mieux comprendre ce qu’elle peut vivre. Elle nourrit également ma compassion.
Comprendre ne signifie pas excuser une action. Je peux reconnaître la souffrance d’une personne tout en reconnaissant l’injustice qu’elle m’a fait subir.
Par exemple, lorsque je vis une injustice, je peux essayer de me mettre à la place de la personne concernée. Peut-être vit-elle elle-même une forme d’injustice.
Cette ouverture ne justifie pas ses actes. Elle me permet simplement d’accueillir une réalité plus large.
Au fil de ma pratique, je sens mon cœur s’ouvrir un peu plus.
3. Cultiver davantage de douceur envers moi-même et les autres
La douceur comme expression de l’amour
Le troisième fruit du Ho’oponopono est la douceur.
Pour moi, l’accueil, l’unité et la douceur représentent trois visages de l’amour avec un grand A.
J’ai d’ailleurs évoqué cette vision dans mon podcast consacré aux sept valeurs qui fondent mon accompagnement. La douceur est ma valeur première.
Grâce au Ho’oponopono, cette douceur s’infuse davantage dans mes cellules et dans mon corps.
Je développe plus de douceur envers moi-même. J’en développe également envers les personnes qui traversent des moments difficiles et restent parfois prisonnières de leurs mémoires.
Le Ho’oponopono est une voie d’amour, de paix et d’harmonie. Plus je pratique, plus j’invite ces énergies dans ma vie.
Cultiver la bienveillance envers soi et les autres
Concrètement, cette évolution transforme ma manière de réagir aux difficultés.
Lorsque je regrette mes paroles ou mes actes, j’essaie de me parler comme un ami plutôt que comme un ennemi. Je m’autorise aussi davantage de plaisirs, sans culpabiliser.
Dans mes relations, j’essaie d’ouvrir un espace d’écoute. Je cherche les mots justes et l’action juste.
Cette démarche rejoint deux accords toltèques : « Que votre parole soit impeccable » et « Faites toujours de votre mieux ».
La douceur m’aide également lorsque je constate mes propres limites.
Parfois, je me parle encore durement. Je culpabilise ou je manque d’écoute envers l’autre. Il m’arrive aussi de ne pas agir avec justesse.
Dans ces moments, je ne cherche pas à m’autoflageller. Je reconnais simplement que je n’étais pas au bon endroit.
Avec le Ho’oponopono, je reviens alors vers l’unité et la paix.
Cette pratique m’apprend aussi à offrir de la douceur et de l’amour à toutes les situations de ma vie.
Je peux commencer par une part de moi qui souffre. Je peux ensuite accueillir une situation difficile ou écouter un proche qui traverse une épreuve.
Lorsque mon cœur s’ouvre suffisamment, je peux même envoyer de l’amour à une personne avec laquelle je suis en conflit.
Cela ne signifie pas que je nettoie les mémoires de l’autre. Je prends simplement soin de ce qui se manifeste en moi face à cette situation.
J’accueille ce qui m’est présenté. J’envoie de l’amour et de la douceur à cette expérience.
Puis je nettoie uniquement les mémoires qui, en moi, contribuent à manifester cette réalité dans ma vie. Je prends ainsi soin de ma propre part souffrante.
4. Sortir de l’impuissance et du découragement
Le quatrième fruit du Ho’oponopono concerne ma capacité à traverser les difficultés.
J’ai connu des épreuves qui m’ont plongé dans l’impuissance et le découragement. Je ne voyais pas comment sortir de ces situations.
Tout me semblait confus. J’avais parfois l’impression de traverser un long brouillard.
Comme pour beaucoup d’épreuves, ce brouillard finit par se dissiper. Mais la traversée peut être longue.
Aujourd’hui, le Ho’oponopono m’offre un soutien pendant ces périodes difficiles.
Grâce à cette pratique, je peux agir dans toutes les situations. Le Ho’oponopono est aussi une pratique d’action.
Je peux nettoyer les mémoires liées à une situation, même si j’ignore leur origine ou leur nature.
Je peux également nettoyer les mémoires de découragement, d’impuissance ou de figement.
Ensuite, je m’abandonne à la possibilité que la situation évolue. Je fais confiance à l’inspiration qui me permettra de trouver le prochain pas.
Je fais également confiance aux ressources présentes en moi. Elles peuvent m’aider à avancer, même lorsque je ne vois pas encore le chemin.
Cette démarche m’invite à agir sans chercher à tout contrôler.
Je fais ma part, puis je lâche le contrôle et les attentes. Je laisse de la place à ce qui peut émerger.
5. Lâcher le contrôle et les attentes
Le cinquième fruit du Ho’oponopono est ma capacité à lâcher le contrôle et les attentes.
J’ai grandi avec l’habitude de contrôler mes moindres faits et gestes. Je contrôlais également mes paroles.
Ce mécanisme de défense me donnait un sentiment de sécurité. Je cherchais ainsi à éviter le jugement des autres et les réactions indésirables.
Je voulais aussi éviter l’inconfort de l’incertitude.
Pourtant, cette sécurité était une pure illusion.
Aujourd’hui, ces peurs ont moins de pouvoir dans ma vie. Je retombe parfois dans le contrôle, mais beaucoup moins souvent.
Lorsque j’ai découvert le Ho’oponopono en 2021, je suis d’abord tombé dans le piège des attentes.
Je pratiquais en voulant contrôler certaines situations. Cette attitude nourrissait ma frustration et mon impatience.
Je manquais alors de confiance dans le processus. Je ne faisais pas suffisamment confiance à mon âme ni à l’Univers.
Je voulais obtenir un résultat précis, sans laisser de place à ce qui pouvait se dérouler en coulisses.
Lorsque j’ai pris conscience de ce fonctionnement, j’ai commencé à nettoyer les mémoires de contrôle et d’attentes.
J’ai nettoyé, nettoyé, nettoyé.
Aujourd’hui, je me sens davantage en sécurité face à l’incertitude. J’apprends à faire la paix avec ce que je ne peux pas contrôler.
Je nourris davantage la foi et l’acceptation.
Bien sûr, le contrôle revient parfois. Mais je le remarque plus rapidement et je peux choisir de nettoyer à nouveau.
Je poursuis mon chemin avec le Ho’oponopono. Je ne doute pas que cette pratique continuera à me surprendre dans les prochains mois et les prochaines années.
Comment intégrer le Ho’oponopono dans votre quotidien ?
Mon témoignage vous montre comment le Ho’oponopono accompagne mon cheminement personnel.
Cette pratique m’aide à accueillir mes émotions, à ressentir l’unité et à cultiver la douceur. Elle me soutient aussi dans les moments de découragement.
Enfin, elle m’apprend progressivement à lâcher le contrôle et les attentes.
Bien sûr, mon expérience m’appartient. Votre cheminement sera peut-être différent du mien.
Le Ho’oponopono invite à une exploration personnelle. Vous pouvez avancer à votre rythme, en accueillant ce qui se présente à vous.
Approfondissez votre pratique avec Ho’oponopono : Une voie d’harmonie
Si vous souhaitez aller plus loin, j’ai créé le programme en ligne Ho’oponopono : Une voie d’harmonie.
Vous y retrouverez les fondements du Ho’oponopono pour comprendre son origine, ses principes et ses valeurs.
Le programme comprend également une bibliothèque de pratiques et des explorations mensuelles liées à l’actualité.
Pourquoi explorer l’actualité à travers le Ho’oponopono ?
Parce que cette philosophie nous invite à regarder ce qui se passe en nous lorsque nous observons le monde extérieur.
Les événements peuvent devenir des occasions d’explorer nos mémoires et nos réactions. Nous pouvons alors accueillir les parts de nous qui ont besoin de paix.
La bibliothèque de pratiques et les explorations mensuelles vous accompagnent dans cette intégration quotidienne.
Vous pourrez ainsi approfondir votre pratique et cheminer à votre rythme.
Je vous souhaite de récolter, vous aussi, de nombreux fruits grâce au Ho’oponopono.