Le chat du Dalaï-Lama de David Michie
Dans ce deuxième numéro de « Des fictions pour explorer l’existence », je vous présente le roman de David Michie : Le chat du Dalaï-Lama.
Synopsis
Un chaton famélique est arraché des bidonvilles pour être transporté vers un somptueux sanctuaire par nul autre que le dalaï-lama. Ses yeux bleus, saisissants, découvriront bientôt tout de la vie du grand maître bouddhiste : une sagesse éternelle qui ne se révèle que dans les moments de grande tranquillité entre l’homme et l’animal. Vous suivrez le chat de Sa Sainteté tandis qu’il se frotte contre les vedettes de Hollywood, qu’il enseigne aux pieds des maîtres tibétains, et qu’il apprend ce qu’est la vie d’un bodhisattva au XXIe siècle. Vous comprendrez aussi pourquoi le statut de félin offre un point de vue unique sur la fragilité et la beauté qui résident en chaque être humain. Le chat du dalaï-lama est léger et amusant, mais renferme aussi des leçons spirituelles qui ne manqueront pas d’alimenter votre curiosité et votre réflexion.
Comment ce livre m'a aidé à explorer l'existence
Ce que j’aime particulièrement dans ce roman, c’est que nous nous initions, en même temps que le chat, à la philosophie bouddhiste et à la méditation de pleine présence.
Je retiens trois explorations de ce livre.
Nous sommes tous unis par deux désirs
La première, c’est la prise de conscience que tous les êtres vivants (animaux et insectes compris) ont deux désirs en commun : le désir de vivre heureux et le désir d’éviter les souffrances.
Considérer cette réalité nous bouscule dans nos perceptions. Nous sommes unis par ces envies communes. L’autre, que nous pouvons avoir l’habitude de voir comme un ennemi n’est pas si différent de moi. Il recherche la même chose. L’animal également. Nous sommes tous sensibles et nous avons le même objectif ultime. Dans notre aspiration au bonheur, nous ne sommes pas seuls. Avec cette prise de conscience, nous sortons de la séparation pour retrouver l’unité entre tous les êtres vivants. Et cette unité retrouvée ouvre la porte à la bienveillance et à la compassion. Même quand l’autre nous blesse ou qu’un animal nous fait peur, se rappeler cette vérité peut atténuer nos propres souffrances et ouvrir davantage notre cœur. Nous ne voyons plus le monde qu’à partir de nos propres blessures, mais avec plus de clarté en prenant en compte l’altérité.
Nous sommes des êtres relationnels
Autre exploration : le rappel que nous sommes des êtres relationnels. Dans le livre, le Dalaï-Lama parle d »alter-développement ». Pour lui, plus nous sommes « alter-centrés » plus nous sommes heureux. Le développement personnel n’est qu’une étape pour nous permettre de nous engager dans le monde de manière plus apaisée. Si nous sommes responsables de nos vies, nous vivons dans une société. L’autre n’est pas une option. Notre humanité nous unit ; et nous ne pouvons pas évoluer sans les autres. Leurs propres expériences et leurs propres regards sur le monde sont riches d’enseignements. Puis, observons comment nous nous sentons quand nous aidons l’autre sans attentes. « Seul, on va plus vite ; ensemble on va plus loin ».
Nous nous relions au monde par le prisme de nos croyances
Le dernier enseignement que ce livre m’a rappelé c’est que nous projetons notre version personnelle de la réalité autour de nous. Deux personnes assujetties aux mêmes circonstances auront des expériences très différentes de ce qui s’est produit. Je vous livre un enseignement du Bouddha partagé dans l’ouvrage : « La pensée se manifeste sous forme d’un mot ; le mot se manifeste sous forme d’une action ; l’action se développe sous forme d’une habitude ; et l’habitude se cristallise en un trait de caractère. Alors, observez la pensée et ses conséquences avec soin, et laissez là jaillir d’un amour rempli de sollicitude envers tous les êtres… Tout comme l’ombre suit le corps, tout comme nous pensons, nous devenons.«
Et vous, quel livre vous a fait récemment explorer l’existence ?
Envie d'explorer davantage ?
Découvrez le précédent numéro où je vous présente trois histoires.